"la seul chose qui m'importe" disait le Jaf "c'est le bien être de l'enfant".
Ah voilà une bien belle phrase que bien des parents ont du entendre dans la salle d'audience.
Et pourtant, dans la cas d'une famille recomposée, le Juge aux affaires Familiales (JA.F) semble ignorer le bien être des enfants qui sont amenés à vivre ensemble.
J'expliquerai prochainement mon cas et celui de ma femme. Je ne parle pas des ex-conjoints volontairement pour l'instant.
"1-3-5 " ou bien "Père années Paires". Dans la salle d'audience, le juge et la greffière semble écouter les arguments des deux parties. Et pourtant le verdict tombe comme un dés sur lequel ont
aurait pris soins de marquer le même chiffre à l'encre indélébile. Père années paires. "Monsieur bénéficiera d'un droit de visite et d'hébergement les 1er week end, 3ème et 5 ème week end du
mois".
Les termes sont crus. Un droit de visite et d'hébergement. Comme en prison, le droit de visite à son enfant - comme un parloir. Vous prenez conscience tout d'un coup que la justice vient de s'interposer entre le père et l'enfant. De fait, il reconnait à la mère son droit plein et entier d'être une mère. "C'est le système classique" laisse entendre l'avocat. Le système classique? Mais dans quel système suis-je entré?
Je n'ai pas été un père maltraitant, je n'ai pas été un père alcoolique. Je me suis séparer de la mère de ma fille car je ne l'aimais plus.
J'ai toujours été, me semble t il, un père aimant et protecteur pour ma fille. Jusqu'à ce jugement.
En sortant de la salle d'audience du tribunal de grande instance de Quimper, je me retrouve assis sur le même banc que cet homme qui comparraissait juste avant moi. Celui-ci , imbibé au point de
penser qu'on mettait du rhum dans les distributeurs à café de la salle d'attente a vu son affaire renvoyée. Il était pitoyable en sortant. Me voilà rangé aux côtés des pères qui sont passés
devant le Jaf.
Affaire N° 1789, Mme Legal contre Mr Legal...au suivant.